French English Retour Retour

Cafetaleros [Peru]


Pierre-Yves BRUNAUD / Picturetank

Arabica, robusta, expresso, lyophilisé, serré ou allongé, le café est un produit largement vanté par la publicité et les marques commerciales sont connues de tous. On sait moins qu’il est la 6ème matière première échangée dans le monde et que de sa culture dépend la vie de 25 millions de producteurs en Amérique latine, Afrique & Asie.

À l’image de la plupart des pays d’Amérique Latine, le Pérou est un pays de café. Longtemps considéré comme un producteur de cafés médiocres, le pays des Incas s’est hissé en 10 ans au 6ème rang des exportateurs mondiaux de café, grâce notamment à un important travail sur la qualité. Cette amélioration a coïncidé avec l’ouverture de nouveaux marchés internationaux, comme celui des cafés biologiques, équitables et gourmets.

La situation des cafetaleros péruviens est représentative de celle de nombreux producteurs dans le monde : isolés, ils cultivent de petites parcelles (1 à 3 hectares en moyenne) dans des zones montagneuses difficiles d’accès. En raison de cet enclavement, ils vendent leur café à des intermédiaires en position de force pour négocier un prix d’achat. Ce prix dépend à son tour des prix fixés par les bourses de New York (Arabica) et Londres (Robusta), qui ont la réputation d’être fluctuants et imprévisibles, car soumis à la spéculation. Lorsque les cours chutent, les prix locaux s’effondrent par ricochet. Les petits producteurs indépendants n’ont souvent pas d’autre choix que celui de quitter leurs terres pour aller travailler dans d’autres régions.

Pour remédier à cette précarité et améliorer leurs conditions de vie, certains producteurs se sont organisés en coopératives : ils peuvent ainsi mutualiser leur production, investir dans du matériel de transport et de transformation, partager leurs expériences et mieux négocier avec les acheteurs.

C’est à ces coopératives que s’adresse le label du commerce équitable Fairtrade / Max Havelaar. En échange du respect de critères environnementaux et sociaux, le label leur propose de nouveaux débouchés commerciaux, à de meilleures conditions, pour permettre aux producteurs de vivre dignement de leur travail.

Les coopératives de CENFROCAFÉ et CEPICAFÉ sont situées au Nord du Pérou, dans la région de Piura, sur les premiers contreforts des Andes. Certifiées par des contrôleurs indépendants, elles sont depuis en relation commerciale avec des acheteurs qui revendent leur café en France, mais aussi dans toute l’Europe et aux États-Unis.

La mécanisation des récoltes y est impossible, et les rendements faibles en raison de la topographie et des sols. Le café bénéficie cependant dans cette région de conditions exceptionnelles : il pousse en altitude à l’ombre d’arbres tropicaux et fait l’objet d’un savoir-faire transmis de père en fils depuis plusieurs générations. Ces atouts confèrent au café local un potentiel de qualité important et permettent de préserver une agriculture paysanne traditionnelle.


 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167513

Panorama sur la vallée de Las Pirias, district de Chirinos. Les producteurs de café équitable de la coopérative CENFROCAFÉ vivent autour de la vallée du Mañaron, dans la province de Cajamarca au nord du Pérou. Le siège de l’organisation se situe à Jaen, petite ville à 7 heures de la côte Pacifique, sur les premiers contreforts de la Cordillère des Andes. De là, il faut encore 2 heures pour rejoindre Chirinos, où l’on trouve les meilleurs crûs de café équitable de la coopérative.

Las Pirias - Chirinos, Cajamarca, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167514

Sur la route de Tabaconas, à 3 heures de route de la ville de Jaen, province de Cajamarca. Dès que l’on commence à s’éloigner des grandes villes pour gravir les montagnes, le bitume fait place à des pistes de terre. Camions et bus constituent l’essentiel de la circulation. Tout véhicule motorisé devient un taxi potentiel pour les habitants qui souhaitent se déplacer d’un village à un autre. En saison des pluies, les routes deviennent difficilement praticables et les villages de la montagne sont parfois coupés du monde.

Palla Peña, Tabaconas, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167424

Sergio Muñoz part de bonne heure dans sa finca, Santa Fe, district de Montero. « Le mulet, c’est notre voiture à nous ! » Les producteurs de café ne disposent pas de véhicule motorisé pour se rendre au village ou dans leurs plantations. L’âne ou le mulet devient alors le moyen de transport le plus pratique : un 4x4 local, en moins polluant, qui permet d’emprunter les sentiers les plus escarpés, quelle que soit la saison.

Montero, Ayabaca, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167549

Récolte à Palla Peña, district de Tabaconas. Au Pérou, la période de récolte du café s’échelonne de début juin à fin septembre, en fonction de l’altitude et des conditions climatiques. Si la cueillette manuelle limite la productivité, elle permet d'obtenir un café de qualité bien supérieure, grâce à la sélection des seules cerises mûres (rouges).

Palla Peña, Tabaconas, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167509

Sergio Muñoz dans sa finca, Santa Fe, district de Montero. « Quand je viens ici, dans ma finca, je me concentre sur ce que je fais, et j’oublie le reste ». Ancien président de l’association de producteurs de café du district, Sergio a eu un rôle important dans le développement de la coopérative CEPICAFÉ : ses fonctions l’ont amené à voyager dans tout le continent sud-américain. Pendant les années où il gérait le bon fonctionnement de son association, il n’a jamais cessé de cultiver ses parcelles de café afin de continuer à nourrir sa famille.

Montero, Ayabaca, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167467

Amaro Chasquero et son fils, Las Pirias, Chirinos. « Il y a 4 ans, j’étais préoccupé : les fruits étaient jaunes, de mauvaise qualité. Certains de mes voisins sont partis, ils ont laissé leur maison. Par exemple, ma sœur est partie à Lima avec ses 7 enfants, et elle ne s’en sort pas. Mais depuis quelques années, avec l’apprentissage des nouvelles techniques de production, ça va mieux. On est mieux organisés, on a une autre façon de cultiver, plus pérenne ».

Las Pirias - Chirinos, Cajamarca, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167501

Alejandro Baca Maldonado, module de lavage mutualisé de Santa Rosa, district de Montero. « Ça a été difficile ces derniers temps, à cause du changement de climat. Mais on ne partira pas. On est né ici, on restera ici ». Depuis quelques années, les producteurs de CEPICAFÉ observent un changement dans l’ordre des saisons : cette année il a plu jusqu’en juillet, alors que la saison sèche débute normalement deux mois plus tôt. Le manque d’ensoleillement a entraîné un impact négatif sur les rendements des jardins caféiers de la région.

Montero, Ayabaca, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167504

Segundo Alejandro Guerrero Mandragon, devant sa maison à Chonta, district de Montero. « Les conditions de vie se sont beaucoup améliorées. On n’a pas beaucoup d’argent, mais assez pour vivre ». Président de CEPICAFÉ jusqu’en avril 2008, Segundo s’est fait le porte-parole de la coopérative pendant de nombreuses années. Ces responsabilités lui ont permis de voyager en France et en Allemagne à l’occasion d‘événements autour du commerce équitable. Il est fier d’avoir pu financer les études de ses 7 enfants : une de ses filles développe actuellement une thèse sur la culture du café.

Chonta, Ayabaca, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167423

À l’approche du village de Montero, Ayabaca.

Montero, Ayabaca, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167427

Rue centrale, à la tombée de la nuit, Montero. En l’absence de circulation, l’ambiance paisible du soir est régulièrement troublée par « la voix » : un haut-parleur avertit bruyamment les habitants à la ronde qu’un appel téléphonique les attend à la cabine centrale du village.

Montero, Ayabaca, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167411

Bal de la « Fiesta Patria », village de Montero. À la tombée de la nuit, des hauts-parleurs gonflés en décibels diffusent une musique festive qui attire les jeunes de tout le district sur le terrain de sport du village. Pendant que des bénévoles assurent la sécurité et ramassent les bouteilles vides pour éviter tout débordement, les mères de familles couvent sagement du regard leur progéniture depuis les tribunes.

Montero, Ayabaca, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167483

Sergio Muñoz, sur le chemin de la cascade de Montero, armé de sa mâchette. « Dans leurs bureaux les ingénieurs disent « Oui oui, les producteurs vendent bien… » mais ils ne connaissent pas le montant réel des investissements ». Depuis quelques années, le prix des engrais naturels nécessaires à l’agriculture biologique (bouse, guano…) a littéralement explosé face à l’augmentation de la demande. Les membres de CEPICAFÉ ont réagi en décidant d’utiliser la prime de développement du commerce équitable pour constituer un fonds de roulement servant à l’achat des engrais naturels, et parer ainsi aux difficultés financières des cafetaleros.

Montero, Ayabaca, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167499

Pépinière de Palla Peña, district de Tabaconas. Isaïas, fils de producteur et technicien de la pépinière, sème délicatement des graines d’eucalyptus. Importés d’Australie, ces arbres se révèlent particulièrement adaptés au climat local et aux cultures de café : ils offrent un ombrage tamisé tout en permettant une bonne ventilation des plants de café. Leur croissance rapide est également un avantage pour les producteurs.

Palla Peña, Tabaconas, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0174529

Les eucalyptus se révèlent particulièrement adaptés au climat local et aux cultures de café : ils offrent un ombrage tamisé tout en permettant une bonne ventilation des plants de café. Adossées à des versants pentus, les fincas des producteurs de la région de Piura ont échappé à la culture intensive et à l’usage massif de pesticides ou d’engrais chimiques qui l’accompagnent généralement. Les cafetaleros péruviens peuvent ainsi plus facilement respecter le cahier des charges du commerce équitable. Celui-ci interdit l’usage de nombreux pesticides et encourage une culture respectueuse de l’environnement : préservation des ressources, protection des cours d’eau, lutte contre l’érosion, gestion des déchets…

Santa Fe, Cajamarca, Pérou - 18/07/2008

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167485

Rivière sur les hauteurs de Montero. Autre bénéfice des formations dispensées par la coopérative : les producteurs ont pris conscience de l’importance de la préservation de la qualité de l’eau. Ils creusent désormais des puits de rétention afin de recueillir l’eau souillée par le lavage du café ; ils évitent ainsi la contamination des rivières, principale source d’eau potable pour les riverains.

Montero, Ayabaca, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167389

Réunion des producteurs de l’association Corazón del Chirinos, district de Chirinos. Les réunions régulières des cafetaleros au niveau local leur permettent d’échanger sur les techniques de production, les problèmes rencontrés, les projets communs… Ici, on procède à l’élection de deux représentants de l’association qui iront suivre un programme de formation de promoteurs des techniques agricoles, sur proposition de la coopérative à chacune des associations affiliées de la région. Pour un fonctionnement transparent et démocratique, il est essentiel que tous les membres soient présents ou représentés lors des réunions de la coopérative. La signature du livre de présence est un geste fort et symbolique car beaucoup de producteurs ne sachent pas écrire. Le cahier des charges du commerce équitable exige que les coopératives soient capables de prouver, lors des contrôles, que les décisions sont prises de manière démocratique.

Corazón del Chirinos, Cajamarca, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167348

Santos Modesto Melendrez, Caserio de Palla Peña, district de Tabaconas. « Nous avons décidé que nous ne devions pas rester seuls, sans aide pour nous guider, et nous avons formé une Central qui regroupait des associations plus petites et qui s’appelle toujours la Central Fronteriza del Norte de Cafetaleros (CENFROCAFÉ). Elle est née ici, dans notre caserío de Palla Peña au sein de notre association San José Obrero, le 26 octobre 1999. J’en suis le fondateur et j’en suis fier ». C’est via son activité sociale dans la communauté que Modesto a été amené à prendre conscience de l’exploitation des petits producteurs. Il a alors réussi à mobiliser plusieurs autres cafetaleros de la zone afin de pouvoir gérer avec eux l’exportation de leur café au-delà de la vallée. Aujourd’hui, leur voix est plus forte pour lutter contre les projets d’exploitation de mines d’or et d’argent que le gouvernement projette d’implanter dans la région. Si ces projets venaient à se réaliser, la pollution produite par l’extraction et le lavage des précieux minerais ne feraient guère leur fortune mais menaceraient au contraire grandement l’écosystème de tout le district, et, par ricochet, l’ensemble de la production de café locale.

Palla Peña, Tabaconas, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167406

Construction de la nouvelle usine de séchage des producteurs de CENFROCAFÉ, Palla Peña, district de Tabaconas. Cette année, grâce à la prime du commerce équitable et à des financements d’organismes de coopération, les cafetaleros de Palla Peña ont pu lancer les travaux pour construire une usine de séchage, qui leur permettra d’obtenir une qualité de café vert plus homogène, et donc un meilleur prix de vente.

Palla Peña, Tabaconas, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167349

Anner Roman Neira, président de CENFROCAFÉ, Caserio de Palla Peña, district de Tabaconas. Anner, à peine 30 ans, est le président de CENFROCAFÉ. Réélu cette année pour la seconde fois, ce fils de producteur négocie tous les jours avec de grands importateurs européens et américains. Il suit aussi depuis deux ans, en parallèle, des cours du soir de comptabilité à l’université de Jaen pour renforcer ses talents de gestionnaire. Même s’il manque de temps pour voir régulièrement sa famille à Chirinos, il ne regrette pas sa nouvelle vie qui lui permet d’initier des projets ambitieux pour le bien-être de ses pairs. Les fondateurs de CENFROCAFÉ et les socios de la coopérative le reconnaissent comme un vrai leader.

Palla Peña, Tabaconas, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167405

Segundo Alejandro Guerrero, dans sa plantation de canne à sucre, Chonta, Montero. Comme beaucoup d’autres producteurs de café du district, Segundo a diversifié ses cultures avec des champs de canne à sucre. Depuis l’an dernier, grâce à des financements de la coopérative, le grand bâtiment qui jouxte sa maison abrite une usine de transformation de panela (sucre non raffiné) dont tous les membres de CEPICAFÉ bénéficient.

Montero, Ayabaca, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167383

Déchargement du café à l’entrepôt de stockage de CENFROCAFÉ, Jaen La mise en commun des moyens d’exportations du café vert vers le marché national, puis international, est une des premières raisons d’être de la coopérative. Les cafetaleros évitent ainsi d’avoir affaire aux intermédiaires, les « coyottes » qui essaient systématiquement de baisser le prix du café quitte à profiter du manque de connaissance que les producteurs ont du marché.

Jaen, Cajamarca, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167382

Centre de stockage du café-parche de CENFROCAFÉ, Jaen. C’est ici que toutes les récoltes des cafetaleros de CENFROCAFÉ converge. Chaque sac est échantillonné pour observer l’aspect, la taille, la couleur des grains de café… Autant de critères qui vont déterminer le nombre de défauts par échantillon, la qualité physique du produit, et donc son prix d’achat au producteur.

Jaen, Cajamarca, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167381

Déchargement du café à l’entrepôt de stockage de CENFROCAFÉ, Jaen. La mise en commun des moyens d’exportations du café vert vers le marché national, puis international, est une des premières raisons d’être de la coopérative. Les cafetaleros évitent ainsi d’avoir affaire aux intermédiaires, les « coyottes » qui essaient systématiquement de baisser le prix du café quitte à profiter du manque de connaissance que les producteurs ont du marché.

Jaen, Cajamarca, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167335

Alexander note l’odeur des cafés, laboratoire de dégustation de CENFROCAFÉ, Jaen. « Un café ne peut pas être parfait… Seul Dieu est parfait ». Notés sur 100, la plupart des cafés de CENFROCAFÉ obtiennent des résultats compris entre 80 et 90. La coopérative participe à des concours régionaux ou nationaux ; elle a même été récompensée par un prix en France l’an dernier, et peut maintenant compter sur un supplément de prix de 10 à 20 dollars en moyenne par quintal.

Jaen, Cajamarca, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167380

Usine de transformation Norandino, Piura. Dernière étape de la transformation du café vert avant l’exportation, le tri des grains en fonction de leur taille et de leur apparence requiert une attention soutenue et des mains expertes. Pour réaliser cette opération, la coopérative n’emploie que des femmes, réputées pour être plus minutieuses et plus habiles que les hommes.

Piura, Ayabaca, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167377

Stockage des sacs de café. Usine de Norandino, Piura. Les sacs de café vert, aux couleurs de la coopérative, sont ensuite rangés dans l’entrepôt de l’usine en fonction du type de certification et de la qualité du café.

Piura, Ayabaca, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167404

Nelida Diaz Carrasco, enseignante au Centro Rural de Formación en Alternancia (CRFA) de Corazón del Chirinos. L’école où enseigne Nelida est unique dans la région : inspirée du modèle des maisons familiales rurales françaises, elle dispense des cours en alternance aux enfants des producteurs du village. Son financement a été en partie assuré par la prime du commerce équitable.

Corazón del Chirinos, Cajamarca, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167403

Spectacle de danse traditionnelle péruvienne, École en alternance de Corazón del Chirinos. En plus des matières scolaires classiques, les élèves de l’école reçoivent une formation adaptée aux métiers agricoles : production, transformation des matières premières, vente des légumes et des animaux produits et élevé à la ferme de l’école… Les sessions d’enseignement durent 15 jours par mois ; l’autre moitié du temps, ils peuvent ainsi aider leurs parents dans les champs.

Corazón del Chirinos, Cajamarca, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167330

Sergio Santos Moreno, élève au Centro Rural de Formación en Alternancia (CRFA), école en Alternance de Corazón del Chirinos. « Je voudrais devenir technicien ou ingénieur agronome… J’aime ça, et ce serait facile pour moi d’y arriver ». Sergio a la chance de suivre les cours du centre de formation en alternance, ce qui lui permet d’étudier tout en continuant à aider ses parents dans les champs. Beaucoup d’enfants de producteurs manifestent un attachement fort à la terre sur laquelle ils ont grandi : même lorsqu’ils partent découvrir une autre réalité à la ville, ils reviennent très régulièrement dans les villages auprès de leurs familles. Et le développement économique de ces régions rurales pourrait en décider plus d’un à s’y établir à nouveau durablement.

Corazón del Chirinos, Cajamarca, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167331

Ronald Alejandro Baca, fils de producteur de café, dans les cataratas (chutes d’eau) de hauteurs de Montero. La valorisation d’un terroir ne passe pas uniquement par le développement de l’agriculture paysanne. D’autres alternatives existent pour les jeunes qui désirent rester sur leurs terres. Diplômé d’études de langues et de marketing à Piura, Alejandro démarre un projet d’agence de tourisme dans sa région natale : il est persuadé que la venue des touristes contribuera à créer des retombées économiques pour les habitants de son village. Toujours par monts et par vaux entre Piura et Montero, Alejandro parcourt la province pour faire découvrir la qualité de la faune, de la flore, et les vestiges précolombiens qui s’y cachent.

Montero, Ayabaca, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE

 

Pierre-Yves Brunaud / Picturetank BRP0167426

Veillée familiale dans la maison d’Amaro Chasquero, Las Pirias, Chirinos. « Les jeunes feront mieux que nous, pour un meilleur futur et pour offrir un environnement sain au monde ». Père de sept enfants, Amaro s’attache à transmettre à chacun d’eux son amour de la terre. Son fils aîné est fier de posséder une parcelle de 2 hectares dont il s’occupe en parfaite autonomie. Ce qui ne le dispense pas d’aider son père pendant la récolte.

Las Pirias - Chirinos, Cajamarca, Pérou - 25/07/2008

LE CRÉDIT MAX HAVELAAR N'EST PAS OBLIGATOIRE



top