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los olvidados


Alexa Brunet, Yves Bonnardel

Résultat d’une longue enquête réalisée en janvier et février 2006, Los olvidados rassemble deux séries de portraits et de témoignages de membres des communautés indigènes de Loxicha et San Juan Lalana, situées dans l’État de Oaxaca, au Mexique. Riches en ressources naturelles, ces terres sont au cœur d’une lutte qui oppose les villageois au gouvernement désireux de contrôler et exploiter la région. Menaces, enlèvements, disparitions, arrestations arbitraires, torture, corruption, fraude électorale, rythment le quotidien des habitants de Loxicha et San Juan Lalana, qui souhaitent vivre de leurs terres, et s’administrer de façon autonome selon leurs coutumes. Toutes les personnes présentées ici ont été victimes de représailles de la part d’un gouvernement résolu à asseoir son pouvoir par la force et à étouffer toute velléité de résistance et volonté d’émancipation de la population. Ce travail d’enquête sur la répression d’État au Mexique a été réalisé grâce à la ligue mexicaine de défense des droits de l’homme (LIMEDDH), qui souhaite faire connaître la situation de ces deux communautés et contribuer dans la mesure du possible à une résolution juste de ces conflits. Yves Bonnardel


 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058049

maisons en construction laissées à l'abandon faute de fonds, San Juan Lalana

San Juan Lalana, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058057

propriétaire d'une maison brûlée, San Juan Lalana, Oaxaca. Sergio Aguirre Salino, paysan est aujourd'hui hébergé avec sa fille par des voisins. « Des gens de Silvano sont venus dans la nuit du 14 janvier 2006. Ils ont arrosé la maison d'essence. Ma fille et moi, on dormait à l'intérieur. Tout a brûlé. Il ne me reste que la chemise que j'ai sur le dos. »

San Juan Lalana, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058058

maison brûlée, San Juan Lalana, Oaxaca

San Juan Lalana, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058018

familles des détenus fabriquant des tortillas pour les vendre à l’auberge où elles vivent à Oaxaca

Oaxaca, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058011

groupe de prisonniers politiques de Loxicha à la prison Ixcotel, Oaxaca, Mexique

Oaxaca, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058043

Don Daniel Martínez Dolores (61 ans). Président de l’API (maire du village) « On m’a proposé de l’argent et un bon travail si j’abandonnais la présidence. Les députés du PRI me disaient que les gens ne me seraient jamais reconnaissants. Je leur ai répondu que je ne trahirai jamais mon peuple. »

San Juan Lalana, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058045

Taqueos, entretien des arbres du municipe, tâche collective communautaire, San Juan Lalana, Oaxaca, Mexique

San Juan Lalana, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058023

Severiana, femme de Fortino, détenu, dans une école à Oaxaca « Je n’ai pas peur de parler pour faire connaître notre histoire. Notre avocat nous a dit que tout ça, c’est une politique du gouvernement. Avant, je ne savais pas ce qu’était la politique, ce que c’était que la lutte. Aujourd’hui, je sais. »

Oaxaca, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058016

Estanislao, prisonnier politique de Loxicha à la prison Ixcotel de Oaxaca « J’ai été arrêté en septembre 1996. On m’a torturé pendant deux jours, puis emmené au Palais de Justice où j’ai dû signer des papiers que je ne comprenais pas : je ne parlais pas l’espagnol. J’ai été condamné à 30 ans de prison. »

Oaxaca, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058017

Fortino et Urbano, prisonniers politiques de Loxicha à la prison Ixcotel, Oaxaca, Mexique Fortino (à gauche) : « J’étais l’instituteur du village. Les possibilités de suivre des études sont limitées. Toutefois, je suis des cours d’informatique, j’ai obtenu trois diplômes. Sinon, le reste du temps, je couds des ballons. »

Oaxaca, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058050

école municipale, salut au drapeau, San Juan Lalana, Oaxaca

San Juan Lalana, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058065

spectateurs à un forum de luttes indigènes, San Juan Lalana devant la mairie

San Juan Lalana, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058054

Saturnino Sanchez Sevilla (52 ans) « Le gouvernement nous a donné un rendez-vous, et lorsque nous avons voulu nous y rendre, les policiers nous ont arrêtés. Ceux qui s’engagent dans la vie de leur communauté sont des délinquants pour le gouvernement. »

San Juan Lalana, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058020

Luciana, soeur de Isabel, détenue, avec son fils Manuel « Mes proches luttent pour Loxicha, ils ont été harcelés, mon père enlevé et torturé. Ma soeur Isabel est incarcérée depuis 2002. (Isabel a refusé de se faire photographier par peur des représailles de l’administration pénitentiaire). »

Oaxaca, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058056

réunion du municipio popular indigena à la mairie San Lorenzo San Juan Lalana

San Juan Lalana, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058048

Antonio Garcia Martinez, San Juan Lalana « Meme s’ils peuvent gagner par la force, ils vont perdre la lutte intellectuelle. Nous pouvons nous passer des services paternalistes du gouvernement. L’éducation peut générer l’autonomie. Si je coupe cinq arbres, j’en replante vingt : voilà comment il faut penser. »

San Juan Lalana, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058013

Abraham, prisonnier politique de Loxicha à la prison Ixcotel, Oaxaca « En prison, je couds des ballons douze heures par jour pour 30 à 40 pesos. Pour venir me voir du village, ma femme doit en payer 150, alors qu’elle ne gagne que 15 à 40 pesos journaliers avec la cueillette du café. »

Oaxaca, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058039

deux hommes sur une bétaillère, San Juan Lalana, Choapam, Oaxaca

San Juan Lalana, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058022

Inès et ses enfants, femme de Cirilo à l'auberge « Quand mon mari a été arrêté j’avais trois enfants. Nous l’avons suivi à la ville et fait le planton 4 ans devant le gouvernement, puis nous sommes venus ici. En tant que femmes et indigènes, nous savons que nous devons souffrir. »

Oaxaca, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058072

Antonia Antonia Garcia Martinez (47 ans)et son père. « Ils ont arrêté mon frère Antonio. Je suis partie avec d’autres femmes à Oaxaca pour soutenir les prisonniers. En tant que femmes, on pensait avoir moins de risques de se faire arrêter. Des villageois se sont mobilisés pour nous aider. »

San Juan Lalana, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058021

Erika, fille de Cirilo, détenu, avec sa soeur Isabel à l'auberge

Oaxaca, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058040

Don Librado, père de Daniel, San Juan Lalana, Oaxaca

San Juan Lalana, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058044

Florentino Perez Manzano (67 ans, vice-Président de l’API) avec sa famille. « On est allé en prison pour avoir clamé que le pouvoir est au peuple. Je suis quelqu’un de la campagne, sans grande éducation, mais je ne me laisserai pas faire. Même si je suis vieux, j’aime encore apprendre et m’élever intellectuellement. »

San Juan Lalana, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058042

Une femme impliquée dans la vie politique au Mexique: Erica Correa Manzana (28 ans) et ses enfants, la Esperanza, San Juan Lalana, Oaxaca « Si je participe à l'assemblée, c'est pour apporter des idées nouvelles. Je soutiens Don Daniel parce qu'il est honnête. Silvano, lui, est venu faire campagne, il a acheté des votes, détourné l’argent public, et n'a jamais rien réalisé. »

San Juan Lalana, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058038

femmes aux parasols, forum de luttes indigènes, San Juan Lalana

San Juan Lalana, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058012

Urbano, prisonnier politique à la prison d'ixcotel, Oaxaca « J’ai toujours travaillé en prison, payé l’amende, trouvé un emploi pour ma sortie. Grâce à ça, je devrais être libre aujourd’hui, mais cela fait un an que j’attends. J’ai arrêté mes études pour travailler plus et aider ma famille. »

Oaxaca, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058053

famille de Daniel Bautista

San Juan Lalana, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058051

Daniel Bautista Perez (29 ans). « Je prête ma camionnette à l'API. Le 1er janvier 2005, les gens de Silvano ont bloqué mon véhicule, m’ont menacé de mort, puis m’ont laissé passer. Le 6 février, à l’aube, on m’a enlevé sous les yeux de ma famille, et jeté en prison. »

San Juan Lalana, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058047

hommes à cheval et à pied, San Juan Lalana

San Juan Lalana, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058041

Pablo Sànchez Hernandez (50 ans). « C'est une lutte sociale. Nous avons avancé, mais il reste beaucoup à faire. Le seul moyen de régler cette histoire, c'est de traduire Silvano en justice afin qu'il réponde des escroqueries qu'il a commises. »

San Juan Lalana, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006

 

Alexa Brunet / Transit / Picturetank BRA0058063

enfants dans un champs, San Juan Lalana

San Juan Lalana, Oaxaca, Mexico - 01/02/2006



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